Logo cégep
object(stdClass)#14413 (4) { ["slug"]=> string(5) "cegep" ["name"]=> string(6) "Cégep" ["home_url"]=> string(28) "https://www.cegepdrummond.ca" ["parent_id"]=> int(3605) }

3605

C’est le sujet de l’heure. La possibilité d’une deuxième vague de la COVID nous avait été annoncée. Personne ne la souhaitait; tous l’appréhendaient. Serons-nous de nouveau confinés?

L’idée de revivre la perte de notre liberté individuelle, de réduire nos contacts sociaux si précieux, de vivre l’anxiété et toutes les contraintes à respecter… C’est dans ces moments qu’on réalise à quel point notre petite routine quotidienne est plutôt rassurante finalement.

Cette situation amène son lot d’inquiétudes et il est normal de se sentir anxieux face à une situation d’une telle ampleur. Sauf qu’au bout d’un moment ça fini par devenir lourd sur le quotidien. Alors qu’est-ce qu’on peut faire pour éviter de s’embrouiller les idées?

Chaque individu devra développer ses propres stratégies afin de conserver ses énergies vitales et soigner son système immunitaire. Il est nécessaire de rappeler qu’un système immunitaire fort et en santé est une arme précieuse en période de pandémie. Or, prendre soin de soi adéquatement est un moyen concret, accessible, et personnel pour faire face au virus. Débutez par vous occuper de votre santé physique et mentale, ainsi vous augmenterez vos chances de faire faux bond à la COVID19!

 

Voici quelques suggestions pour vous aider à développer vos stratégies personnelles :

Mieux respirer pour diminuer son stress

Pour comprendre en partie ce qui se passe dans le cerveau, des chercheurs ont suivi le parcours des neurones et ont vu que la plupart des neurones envoient des prolongements dans une zone du cerveau appelée le Locus cœruleus. C’est une zone qui gère l’éveil et le stress, et qui produit l’un des principaux neurotransmetteurs du corps, la noradrénaline.

Ce circuit neuronal permet donc à notre respiration de contrôler notre stress : si l’on respire doucement, ces neurones sont inactifs et maintiennent le corps dans un état calme. Lorsqu’on respire plus vite, ils envoient un signal qui augmente notre anxiété. Ainsi, favoriser une respiration abdominale profonde et calme diminuera votre anxiété et favorisera de meilleures pensées.

En temps normal, notre organisme dispose des ressources nécessaires pour contrer les virus et les agressions qui nous guettent au quotidien. À part bien sûr s’il est trop occupé à combattre une menace immédiate, message véhiculé par les conséquences du stress.
Après avoir respiré convenablement, il faut déterminer rationnellement ce qui est de notre ressort et ce qu’on ne contrôle pas de la situation. Il ne sert à rien de stresser pour des choses contre lesquelles on ne peut rien comme l’évolution du virus et les consignes gouvernementales. Cela risque de générer des pensées anxiogènes et donc de diminuer votre système immunitaire.

Briser la boucle des pensées négatives

Une chose importante est d’arrêter le cercle vicieux des pensées négatives. Arrêter le hamster mental quoi! Plus on pense que les choses iront mal, alors plus les choses iront mal! À l’inverse, si l’on privilégie un état de quiétude, notre corps et nos pensées seront davantage orientés vers l’atteinte de cette quiétude. Je vous invite à visionner une capsule sur le sujet réalisée par Guillaume Dulude Ph.D., neuropsychologue, expliquant ce processus neuronal : https://www.youtube.com/watch?v=nq_3kfcoZg0. Le fait de prendre conscience du mécanisme de vos pensées vous aidera à reprendre le contrôle sur celles-ci et favoriser un mieux-être psychique, et par le fait même, un mieux-être corporel.

Bouger pour un corps en santé

Un esprit sain dans un corps sain; Mens sana in corpore sano comme disaient les Romains. C’est connu, pour avoir un corps sain il faut en prendre soin. Et pour en prendre soin, quoi de mieux que de bouger? Parce qu’en restant actif physiquement, on libère de l’endorphine. L’endorphine est une des hormones qui régule le bien-être et la plénitude. Pas besoin de se mettre au jogging pour atteindre cet état. L’important c’est de bouger à son rythme. C’est bouger pour sentir que vos pulsations cardiaques atteignent un certain niveau d’effort sans aller au-delà de vos capacités. Il faut qu’après l’effort vous vous sentiez essoufflé pour que cela puisse générer des endorphines.

Manger adéquatement

À force de bouger ça donne faim, alors on mange des aliments sains autant que possible. Essayez d’équilibrer vos repas. Évitez de manger trop gras, ou trop sucré, car cela alourdi la digestion et crée un stress sur votre système. « Tricher » de temps en temps ne gâchera pas tout (ex. une poutine), mais l’important est que cela n’en vienne pas à une habitude régulière. L’important est d’équilibrer le tout en bougeant. C’est une question de mathématiques : si l’on ingère des calories, il faut aussi en brûler pour rester en santé! Et plus on bouge, mieux on se sent. Recherchez des activités qui vous conviennent et qui sont adaptées à votre condition physique (ex. marche, course, vélo, yoga, etc.). N’oubliez pas de vous trouver des moments de relaxation aussi…

S’informer sans se traumatiser

Évitez aussi de surconsommer les bulletins d’actualités et de lire tout et son contraire sur internet en ce qui a trait à la COVID19. Limitez votre temps devant l’écran. Vous remarquerez de toute façon que ce sont les mêmes informations qui reviennent en boucle. Il est beaucoup plus à valeur ajoutée de mettre votre temps dans une activité plus constructive comme bouger ou relaxer plutôt que de bombarder votre cerveau d’informations stressantes.

En s’entrainant à mieux manger, mieux bouger et à relaxer, on retrouve rapidement un état optimal pour affronter la vie au lieu de se laisser ronger par le stress de la deuxième vague. Ce virus fait partie de nos vies. Il ne sert à rien de se cacher, il faut au contraire faire preuve d’intelligence et s’adapter pour continuer à fonctionner.