Logo cégep
object(stdClass)#15147 (4) { ["slug"]=> string(5) "cegep" ["name"]=> string(6) "Cégep" ["home_url"]=> string(28) "https://www.cegepdrummond.ca" ["parent_id"]=> int(3605) }

3605

Retrouvez ici tous vos documents d’accompagnement pour téléchargement et impression

Des technologies numériques et téléphoniques telles qu’une plateforme pour l’achat d’épicerie ou le dossier santé en ligne ainsi qu’un système de réponse vocale interactive, sont bénéfiques en temps de pandémie, mais aussi post-pandémie. Elles contribuent à favoriser l’accès à des services essentiels en toute sécurité, en limitant les contacts sociaux, mais encore faut-il que les personnes aînées soient en mesure de les utiliser. C’est le fondement du programme de recherche initié par le Centre collégial d’expertise en gérontologie (CCEG) du Cégep de Drummondville qui, grâce à une subvention de près de 200 000 $ du Programme d’innovation dans les collèges et la communauté, administré par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, mènera trois projets de recherche-action pour favoriser l’accès à des services essentiels chez les aînés du Centre-du-Québec.

Le CCEG du Cégep de Drummondville, les Marchés IGA Clément de St-Nicéphore, de Drummondville et de St-Charles, le Brunet Karine Autotte & Jonathan Pinard, la pharmacie Stéphanie Benoit & Marie-Claude Chassé affiliée à Jean Coutu, le CAB Drummond et l’entreprise M2C2 Communications inc. s’unissent dans le cadre de ce programme de recherche de deux ans (2021-2023) pour mener les trois projets suivants :

  • Favoriser l’achat d’épicerie en ligne chez les personnes aînées;
  • Développer l’utilisation du système de réponse vocale interactive de la pharmacie chez les personnes aînées;
  • Faciliter l’utilisation du dossier santé en ligne de la pharmacie chez les personnes aînées.

Des recommandations seront émises aux entreprises partenaires afin d’améliorer l’expérience d’utilisation de ces technologies chez les personnes aînées – et leurs autres clients – et de mieux répondre à leurs besoins. Les autres entreprises du Canada – 318 IGA, 418 Jean Coutu et 159 Brunet, mais aussi d’autres commerces d’alimentation et pharmacies – pourront en bénéficier. Des capsules vidéo et des dépliants explicatifs et un accompagnement offert par des organisations à but non lucratif soutiendront les aînés dans leur utilisation de ces technologies. Leur accès à des services essentiels sera ainsi favorisé.

« Pour que les personnes aînées puissent vivre et vieillir chez elles le plus longtemps possible, le maintien de leur santé est primordial. Il importe alors qu’elles puissent s’alimenter et se procurer la médication requise », souligne Julie Castonguay, chercheure responsable du programme de recherche.

Section protégée par mot de passe

Cet page est protégée par un mot de passe. Pour la lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :


Portrait of woman victim of domestic violence. Man abusing senior woman with black eye and tape on her mouth

Le Cégep de Drummondville est heureux d’annoncer que son Centre collégial d’expertise en gérontologie (CCEG), grâce à une subvention de 174 963 $ du Fonds de recherche du Québec – Société et culture (FRQSC), dirigera une recherche-action visant à prévenir et contrer la violence au sein des couples âgés vivant à domicile en période de confinement, par une meilleure compréhension de ces situations, ainsi que la réalisation, la diffusion et l’évaluation de capsules vidéo de sensibilisation.

Des partenaires comme le Living Lab en innovation ouverte (LLio) du Cégep de Rivière-du-Loup, SOS Violence conjugale, la Maison d’hébergement Simonne-Monet-Chartrand, l’Équipe de Recherches appliquées et interdisciplinaires sur les Violences intimes, familiales et structurelles (RAIV), ainsi que l’Institut et Haute École de la Santé La Source HES-SO (La Source) uniront leurs forces pour réaliser ce projet.

Marie-Ève Bédard, Ph. D., chercheure et conseillère pédagogique à la recherche (chercheure responsable du projet de recherche-action) :

« Par les connaissances et les capsules vidéo qui seront produites, cette recherche-action contribuera à prévenir et à contrer la violence au sein des couples âgés vivant à domicile en période de confinement, mais aussi de post-confinement. Elle favorisera une meilleure connaissance et reconnaissance de cette violence pouvant survenir au sein de couples âgés. Elle pourra sensibiliser davantage les personnes qui subissent de la violence conjugale, leurs partenaires (agresseurs) et l’entourage à agir dans de telles situations, et à faire appel aux organismes en violence conjugale. Par conséquent, cette recherche-action concourra à la santé, au bien-être, à la qualité de vie et à la sécurité des personnes aînées québécoises ».

Claudine Thibaudeau, responsable du soutien clinique à SOS violence conjugale :

« La pandémie, le confinement puis le déconfinement ont beaucoup affecté les victimes de violence conjugale, notamment en provoquant une escalade de la violence dans plusieurs situations. La pandémie et le confinement ont aussi particulièrement affecté les personnes aînées. Ces personnes se trouvent donc à l’intersection de ces deux réalités et il est donc d’autant plus important de faire plus pour mieux les rejoindre. Cette initiative permettra à SOS violence conjugale d’offrir ses services et de mieux rejoindre cette population particulièrement vulnérable suite à la pandémie. »

Happy elderly twin senior people society lifestyle with technology concept. Ageing Asia women using tablet and smartphone share social media together in wellbeing county home.

Le Cégep de Drummondville est heureux d’annoncer que son Centre collégial d’expertise en gérontologie (CCEG), grâce à une subvention de 200 000 $ du Programme d’aide à la recherche et au transfert (PART) du ministère de l’Économie et de l’Innovation (MÉI), travaillera à l’adaptation de l’application mobile MedOClock®.

Cette application, véritable aide à domicile à portée de main, est déjà connue des proches aidants. Grâce à la recherche novatrice qu’effectueront les chercheurs Carmen Lemelin, Julie Castonguay, Marie-Ève Bédard et Matey Mandza ces deux prochaines années, MedOClock® viendra soutenir davantage les aînés vivants à domicile, leurs proches aidants et leur réseau de soutien, notamment les professionnelles et professionnels du réseau de la santé et des services sociaux.

Des partenaires comme le Centre Évasion, le Regroupement des aidantes et des aidants naturels de Montréal (RAANM), la MRC de la Haute Côte-Nord, la Coopérative de solidarité d’aide à domicile, la Maison Gilles Carle Longue Rive pourront utiliser l’application afin d’en faire bénéficier leurs usagers et employés. Plusieurs organismes et entreprises de la province pourront également bénéficier de cette application renouvelée découlant de ce projet.

« Quand tu as passé toute ta vie à te cacher pour te protéger pour ne pas perdre ton emploi ou tes enfants, et que tu as maintenant 70 ou 80 ans, pourquoi prendre le risque de le dire ? De te retrouver seul[e] à manger à table ? […] Si je ne peux pas parler de mes souvenirs, des femmes que j’ai aimées […] on m’enterre déjà, on m’efface alors que je suis toujours là » – Denise 70 ans, lesbienne (Gobert, 2019).

Les actes homosexuels entre adultes consentants ont été décriminalisés au Canada en 1969 et l’homosexualité a été retirée de la liste des maladies mentales de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 1992. C’est seulement en 2018, toutefois, que l’OMS a retiré la transidentité de sa liste des maladies mentales. La Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie (17 mai) a été créée pour porter un regard sur la violence et la discrimination subies par les lesbiennes, les gais, les bisexuels, les transgenres, les intersexués et toutes les autres personnes ayant des orientations sexuelles, des identités ou des expressions de genre différentes. Cette journée est aujourd’hui célébrée dans plus de 60 pays à travers le monde.

 

L’homophobie ou la transphobie existe également dans les résidences privées pour aînés (RPA). Des expériences d’homophobie et de transphobie sont vécues par des personnes aînées lesbiennes, gaies, bisexuelles et trans (LGBT+) dans des RPA. Ces personnes sont davantage exposées à des formes ou des types de maltraitance, y compris de la discrimination, de l’abus et de l’exclusion. Il est extrêmement difficile pour les dirigeants de RPA d’adopter des mesures adéquates pour cette population qui, par peur de représailles, ne s’identifie pas ouvertement. Or en l’absence de pratiques inclusives, des personnes aînées LGBT+ décident de véritablement retourner « dans le placard ». Il s’agit là d’un cercle vicieux qui mène inévitablement au repli de ces personnes aînées.

 

Considérant que peu de recherches au Québec et au Canada permettent actuellement de documenter ces situations et les interventions qui en découlent, il est primordial de développer des outils pour les personnes qui évoluent dans les RPA, tant québécoises qu’internationales, pour davantage les sensibiliser à la maltraitance envers les personnes aînées LGBT+, à ses conséquences et aux moyens de la prévenir et de la contrer. Il faut plus que jamais favoriser les sentiments de sécurité et de bien-être chez les résidents issus de la diversité sexuelle et de genre, et leur inclusion sociale et ainsi à rendre les RPA plus saines, sécuritaires, accueillantes et inclusives pour les personnes aînées LGBT+.

 

Nathalie Mercier, Directrice du Centre collégial d’expertise en gérontologie

du Cégep de Drummondville

Marie-Ève Bédard, Ph. D., Chercheure au Centre collégial d’expertise en gérontologie

du Cégep de Drummondville

Responsable de la recherche Des résidences privées plus saines, sécuritaires, accueillantes et inclusives au moyen d’un jeu sérieux visant à prévenir et contrer la maltraitance envers les personnes aînées lesbiennes, gaies, bisexuelles et trans (LGBT+)

* Si vous êtes une personne aînée LGBT + vivant en RPA au Québec et que vous souhaitez contribuer à la recherche, laissez-nous un message au 819 478 4671 poste 4111. Le tout est entièrement confidentiel.

Intergénérationnalité et cohésion sociale

La COVID-19 nous aura forcés, en tant que société, à revoir nos façons de faire, notamment, dans le réseau de la santé et des services sociaux et les milieux de vie pour aînés, dont les résidences privées (RPA). Il est important que les événements malheureux de la première vague, tels que le confinement plus restrictif dans des RPA, génèrent une réflexion collective pour encore mieux répondre aux besoins des aînés, assurer leur sécurité, tout en favorisant leur bien-être, leur qualité de vie et le maintien ou le développement de leur autonomie. Aujourd’hui, plus que jamais, il faut reconnaître les multiples dimensions du vieillissement de la population en reconnaissant sa pluralité.

Mieux répondre aux besoins des aînés, c’est aussi favoriser leur inclusion dans la société. Cette inclusion passe, entre autres, par la reconnaissance de la diversité des populations et le rapprochement entre les générations. Il faut éviter de ghettoïser les aînés dans des quartiers réservés pour eux. On doit encourager la mixité des générations. La diversité des générations favorise une meilleure compréhension des étapes de la vie. L’âgisme et le jeunisme seraient sûrement moins présents si nous nous préoccupions plus de l’intégration entre les générations pour briser certains tabous.

 

Et si « l’intergénérationnalité » était la solution? Les initiatives intergénérationnelles contribuent à réduire le fossé entre les générations, à déconstruire des idées préconçues, à créer ou à recréer un tissu social et à rendre la société plus humaine et inclusive. Il s’agit d’apprivoiser l’autre qui, a priori, semble si différent de soi. Il est important de valoriser les activités qui permettent un échange d’expériences ou de connaissances. Dans les années 50, il n’était pas rare de voir un aîné intégrer le domicile de l’un de ses enfants, à la suite du décès du conjoint, notamment dans le milieu rural.

Au regard de la situation actuelle et passée, la réalisation de changements s’impose. Il importe, plus que jamais, de mener un vaste chantier de recherches et d’innovations, pour apporter des solutions novatrices ou repensées et des possibilités séduisantes pour les aînés, afin de contribuer au développement de milieux de vie encore plus sains, sécuritaires et inclusifs. Il s’agit là d’enjeux transversaux et interdépendants.

Nathalie Mercier, Directrice du Centre collégial d’expertise en gérontologie du Cégep de Drummondville

Marie-Ève Bédard, Ph.D., chercheure responsable du projet de recherche-action Pour des milieux de vie sains, sécuritaires et accueillants : Identifier, implanter et évaluer des initiatives intergénérationnelles

Julie Castonguay, Ph.D., chercheure responsable du projet de recherche-action Favoriser les liens et la cohabitation intergénérationnels aux Résidences Pelletier