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Au Cégep, les parents ont un rôle à jouer.

Bien qu’il soit moins direct et moins interventionniste qu’au secondaire, les parents continuent à exercer ce rôle de soutien et d’accompagnateur. Les jeunes demeurent sensibles aux encouragements, à une attitude de compréhension et d’écoute.

Les parents se doivent d’être présents et actifs, prêts à appuyer les jeunes aussi bien dans leur cheminement scolaire que dans toute autre situation vécue dans cette nouvelle expérience. Un bon soutien parental demeure un gage assuré de réussite durant cette étape importante de leur vie.

Tâche de l’étudiant

Une année scolaire au collégial

Au collégial, les échéances sont rapprochées. L’étudiant ou l’étudiante doit donc planifier ses différents travaux pour éviter le stress de fin de trimestre où plusieurs échéances coïncident! L’adaptation peut parfois tarder, le temps de se familiariser avec les exigences et les attentes de chaque enseignant ou enseignante.

Au collégial, l’année scolaire se divise en deux trimestres de 82 jours : 75 jours d’enseignement et 7 jours réservés aux examens. La majorité des étudiants et des étudiantes a sept cours par trimestre, chaque cours représentant environ de trois à six heures d’enseignement par semaine. Il est notamment conseillé de consacrer le même nombre d’heures de travail personnel que d’heures de cours !

L’étudiant ou l’étudiante bénéficie de journées de planification et de mise à jour à chaque trimestre, généralement prévues près de la septième semaine de cours. La fin de chaque trimestre arrive très vite. Un retard au début est parfois difficile à rattraper ! Les étudiants et les étudiantes considèrent que l’organisation sur la base d’un trimestre est un atout favorable à
la réussite, appréciant le fait de devoir se fixer des objectifs à court terme.

Le premier trimestre est un excellent indicateur du rendement scolaire ultérieur des étudiants et des étudiantes et représente donc un moment stratégique dans le cheminement scolaire de l’étudiant.

L’autonomie du cégépien

À son arrivée au collégial, l’élève du secondaire passe de l’encadrement à la liberté et de la vie de groupe à une vie plus individuelle. Au Cégep, la vie quotidienne est moins réglementée; il y a en effet moins de contrôle et moins de discipline. Le nouvel étudiant ou la nouvelle étudiante aura à développer son autonomie. Cependant, il est impératif de comprendre que cette nouvelle liberté doit être apprivoisée rapidement et qu’elle implique de nouvelles responsabilités.

L’étudiant ou l’étudiante reçoit un horaire où les heures de la semaine ne sont pas toutes occupées par des cours. Les périodes libres doivent être employées à l’étude et à la réalisation de travaux scolaires. L’organisation et la planification de son temps de travail constituent les principaux facteurs de réussite ou d’échec au collégial. L’étudiant ou l’étudiante doit organiser son travail scolaire et s’adapter rapidement à différentes situations.

Au Cégep, la durée hebdomadaire d’un cours varie généralement de 3 à 5 heures. Toutefois, certains cours de la formation technique peuvent nécessiter plus de 5 heures de classe par semaine. Parfois, les heures d’enseignement sont données à raison de 3 ou 4 heures consécutives. Cette durée exige un grand effort d’attention et de concentration. La matière couverte peut être plus abstraite et plus théorique qu’au secondaire. Les enseignants et les enseignantes enseignent à un rythme beaucoup plus rapide. Il convient d’être opérationnel et d’avoir en classe une attitude intellectuelle active.

Les relations entre les enseignants et les enseignantes et les étudiants et les étudiantes sont le centre de la vie collégiale. L’enseignant ou l’enseignante prend en effet pour acquis que l’étudiant ou l’étudiante est un jeune adulte. Il n’est plus un surveillant ou une surveillante et est disponible pour l’aider. L’étudiant ou l’étudiante aura donc à prendre l’initiative de développer avec ses enseignants et ses enseignantes des relations d’adultes responsables et montrera ainsi qu’il a la volonté de réussir.

D’ailleurs, l’autonomie de l’étudiant ou de l’étudiante se traduit aussi par l’intégration de celui-ci dans les différentes ressources mises à sa disposition, notamment par les services en ligne du Cégep (portail).

Facteurs de réussite et d’échec

 

Deux facteurs liés à la réussite :

  1. Assister aux cours
  2. Étudier

L’étudiant ou l’étudiante est l’artisan de son projet de formation. 
Le moteur premier de la réussite réside dans la capacité
de voir clair dans son projet de formation, de le gérer de façon autonome et d’y consentir des investissements substantiels. Il importe donc de saisir le sens et la portée de ses capacités.

  • Savoir où l’on va, c’est à dire avoir un but précis et réaliste selon ses possibilités.
  • Être motivé ou motivée, mature et autonome, ainsi qu’étudier sérieusement au Cégep.
  • Le temps consacré à l’étude est le facteur qui interpelle le plus souvent les nouveaux cégépiens et cégépiennes.
  • Les motivations et les aspirations de l’étudiant ou de l’étudiante jouent un rôle important dans la réussite et la persévérance.

Il est indispensable d’opter pour un programme d’études en relation avec ses intérêts et ses possibilités.
Si ce choix se révèle inadéquat, il ne faut pas hésiter à demander de l’aide pour trouver un projet d’études plus motivant. L’aide pédagogique individuel (API) du programme et le conseiller d’orientation sont des ressources précieuses à cet égard.

Deux facteurs liés à l’échec :

  1. Manque d’organisation
  2. Trop d’engagements

Les principaux obstacles tiennent au manque d’organisation et de motivation. 
Les études peuvent parfois être perturbées par un trop grand engagement dans un emploi. Au delà de 15 heures par semaine, le travail rémunéré constitue une entrave sérieuse à la réussite des études collégiales.

L’étudiant ou l’étudiante inscrit à temps complet dans un programme d’études collégiales ayant plus d’un cours non réussi durant un même trimestre devra, pour être inscrit dans un trimestre subséquent, remplir un contrat de réussite.

Secondaire au collégial

Les études secondaires sont sanctionnées par un diplôme d’études secondaires (DES ou un diplôme d’études professionnelles DEP).

Les études collégiales sont sanctionnées par un diplôme d’études collégiales (DEC) et comportent deux secteurs d’études :

  • Formation préuniversitaire | 2 ou 3 ans ou 4 à 6 trimestres | Menant à l’université
  • Formation technique | 3 ans ou 6 trimestres | Menant sur le marché du travail ou à l’université

Sanction des études

 

L’épreuve synthèse

Une épreuve synthèse locale de programme est fixée pour vérifier l’atteinte des objectifs déterminés pour ce programme.

L’épreuve uniforme

Une épreuve uniforme ministérielle, en langue d’enseignement et en littérature, commune à tous les programmes, est également imposée.

La réussite de ces deux épreuves sera notamment une condition d’obtention du diplôme d’études collégiales, de même que la réussite de l’ensemble des cours prévus au programme d’études choisi.

Cote de rendement et l’accès à l’université

 

La cote de rendement au cégep

La cote de rendement au collégial, aussi appelée « cote R», est une méthode d’évaluation de l’excellence du dossier scolaire utilisée par la plupart des universités québécoises en vue de gérer l’admission dans certains programmes. Elle est utilisée pour des fins de sélection lors de l’admission dans la plupart des programmes d’études universitaires. Cette moyenne tient compte des résultats de tous les cours de 4e et 5e secondaire ainsi que de ceux de niveau collégial.

La plupart des cotes de rendement pour l’ensemble d’un dossier collégial se situent entre 15 et 35. Voici un cadre de référence illustrant cet ordre de grandeur :

  • entre 32 et 35 (85% et 90%) : notes très supérieures à la moyenne;
  • entre 29,5 et 31,9 (80% et 85%) : notes supérieures à la moyenne;
  • entre 26 et 29,4 (75% et 80%) : notes au-dessus de la moyenne;
  • entre 20 et 25,9 (65% et 75%) : notes dans la moyenne.

 

L’université après un DEC technique

Près de 30% des titulaires d’un DEC en formation technique poursuivent des études universitaires.

Plusieurs programmes universitaires accueillent en effet directement les diplômés et les dîplomées des techniques collégiales. Si des exigences particulières sont requises par l’université, l’étudiant ou l’étudiante doit consulter son aide pédagogique individuel qui saura lui proposer le cheminement approprié.

Programmes d’études

Tout programme d’études préuniversitaire ou technique comprend :

 

Une composante de formation générale commune à tous les programmes

  • Langue d’enseignement et littérature (7 1/3 unités = 3 cours)
  • Langue seconde (2 unités = 1 cours)
  • Philosophie (4 1/3 unités = 2 cours)
  • Éducation physique (3 unités = 3 cours)

 

Une composante de formation générale propre au programme choisi

  • Langue d’enseignement et littérature (2 unités = 1 cours)
  • Langue seconde (2 unités = 1 cours)
  • Philosophie (2 unités = 1 cours)

 

Une composante de formation générale complémentaire

4 unités ou 2 cours choisis dans 1 ou 2 des domaines suivants :

  • Sciences humaines
  • Culture scientifique et technologique
  • Langues modernes
  • Langage mathématique et informatique
  • Art et esthétique
  • Problématiques contemporaines

 

Une composante de formation spécifique au programme

  • 28 à 32 unités au secteur préuniversitaire (12 à 15 cours)
  • 60 à 65 unités au secteur technique (près de 30 cours)